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lundi 2 mars 2015

Histoire de la mine de Fèges

Deux mines aux alentours de la ville de Figeac...

Selon Article de La Dépêche du Midi publié le 21/06/2009

Dans la région de Figeac on exploitait le charbon dans le « ravin » de Saint-Perdoux et le zinc à Fèges.

Ce diaporama permet de donner une idée du site de Fèges tel qu’il était sur la commune de Planioles. Les timbres collés sur les cartes postales datent des années comprises entre 1900 et 1910

La deuxième partie du XIXe siècle vit le progrès et l’essor industriel s’installer dans le Figeacois. Les bassins houillers aveyronnais et le futur nœud ferroviaire de Capdenac n’y sont pas étrangers.Le chemin de fer effectif en 1862 pour le Toulouse-Paris, le fût en 1864 pour le Toulouse-Aurillac.

C’est vers 1880, que MM. Guissez, Cousin et Weil, demandent à M. Joseph Roux, un rapport sur la région houillère et métallifère des environs de Figeac. Ce géologue, ancien élève de l’école des Mines de Paris, se met au travail, arpente la région, creuse, analyse, compare et, le 12 mars 1882, rend son rapport.

A l’Est de Figeac, dans le « ravin » de Saint Perdoux, il y a bien du charbon en quantité suffisante pour être exploité. Ce sera fait. Aux alentours de Figeac, pas de charbon, mais au Nord, entre la faille du ruisseau de la Curie et le creux de Combecave, se trouve une importante zone zincifère, qui s’étend des hauteurs de la ville jusqu’à Fèges, tout en haut de Planioles. Monsieur Roux, le géologue est enthousiaste : « Nous avons là un véritable filon. Il y en a en abondance, blende, galène et calamine. Les minerais sont riches, les blendes sont cristallines, d’un bel aspect métallique et les calamines de première qualité. En résumé, nous avons là un gîte riche, puissant, d’une exploitation facile, bien situé, et appelé à un grand avenir, car concessible au plus haut degré ».

La demande de concession est aussitôt faite, et l’usine va suivre, d’un coût de 62 000 francs. Equipée de fours de calcination, fours de grillage, fours à réverbère, halla, quai de chargement, ateliers, concasseurs et broyeurs, le total monte à 150 000 francs. Mais à condition d’extraire et de traiter 14 000 tonnes de minerai par an, l’entreprise était d’après calcul, très viable.

Les mines furent donc exploitées durant des années, les clichés de l’époque et le crassier du bas de Planioles l’attestent, mais jusqu’à quand ? Angèline Bories, qui tenait le café-restaurant de Planioles, nous parle de 1960/64 : « Beaucoup d’ouvriers venaient manger chez nous, il y avait une bonne ambiance, malgré la dureté du métier. Il y avait à une époque plus de 40 ouvriers, mais bien moins sur la fin. Le patron s’appelait Monsieur Ramirez ». Il n’en subsiste plus rien sinon les résidus, côté Planioles ou la Curie et de tristes ferrailles vers Combecave.

Le progrès de l’époque nous apparait aujourd’hui bien désuet.
Merci à Angéline Bories, Rémy Bouyssié, Maurice Borie et Gilles Hermet.

La Dépêche du Midi

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